Langue

Setcomfort : des résultats brillants

Lors de la réunion de clôture de "SETCOMFORT" du 3 septembre 2009, les résultats du projet de Flanders InShape “Setcomfort” ont été présentés. Lors de la première phase, la recherche de méthodes pour objectiver et communiquer les propriétés sensorielles de matériaux s’est orientée vers le "lustre" des différents échantillons de référence que les entreprises participantes nous ont fournis.

Outil interactif et pratique

setcomfort.jpgLes résultats de la recherche ont été rassemblés dans un outil interactif qui a été remis à tous les participants. Cet outil leur permet de retrouver le sujet souhaité facilement et rapidement parmi la grande quantité d’informations.

En sus d’une brève présentation du projet, les termes et concepts les plus importants sont clairement définis. Les résultats du desk research regroupent entre autres les conclusions des enquêtes en ligne menées au sein des entreprises et des centres de recherche sur le design multi-sensoriel. De ces enquêtes il s’est non seulement avéré que déjà 68% des entreprises flamandes tient compte du design multi-sensoriel (focus sur les caractéristiques visuelles et tactiles), mais que 75% prévoit que cet aspect sera de plus en plus important. Il est remarquable que ceci ne vaille non seulement dans les situations B2C mais aussi au sein des entreprises B2B.

Recommandations

Etant donné les nombreux problèmes de communication relatifs au design multi-sensoriel que l’enquête en ligne a révélé – en sus du manque d’informations –, l’outil interactif propose neuf recommandations pratiques et orientées vers l’industrie quant à la communication sur les « soft values » (aux clients et fournisseurs).

Outre les informations générales et concrètes l’outil Setcomfort regroupe surtout une série de recommandations et de points d’attention pratiques au bénéfice de l’industrie. Ces informations les aident à apprendre davantage sur les meilleures pratiques de mesurage, les panels d’évaluation visuelle, le plan d’approche en cas de problème, tous orientés vers le « lustre ».

Ces informations sont utiles en cas d’achat d’un lustromètre, pour savoir quelles normes sont d’application pour quels produits et dans quels secteurs, et comment effectuer des essais selon ces normes. Il y a aussi des conseils concernant l’installation correcte d’un panel d’évaluation au sein de l’entreprise. Finalement, la mise en place et l’approche des deux méthodes d’essai élaborées (l’essai de classification et l’essai de comparaison des références) ont été expliquées. Tout ceci est accompagné de conseils pratiques, des remarques et d’informations complémentaires.

Les résultats et conclusions

Sur la base des résultats de la recherche pratique, un nombre de conclusions générales ont été tirées, en sus d’un certain nombre de conclusions tant au niveau des matières premières (textile, bois, plastiques) qu’au niveau de l’entreprise. Le traitement statistique des données a révélé une nette corrélation entre les mesures (au lustromètre) et les évaluations du panel au cas où le lustre est déterminé par un seul paramètre. Etant donne que le lustre est souvent déterminé par plusieurs paramètres (sous-jacents), la détection d'une corrélation univoque est problématique.
De plus, il s’est avéré que la meilleure corrélation entre les mesures de lustre et les évaluations visuelles a lieu en cas d’extrêmes. Chez les évaluations visuelles l’essai de classification était le plus discriminatoire : les différences qui n’ont pas été détectées lors de cet essai, n’étaient jamais détectées par l’essai de lustre non plus. Inversement, c’était pourtant bien le cas. Il s’est aussi avéré que l’échelle de référence de lustre accordait une plus grande valeur de lustre visuel aux échantillons brillants. La conclusion qui est probablement la plus importante est qu’il est très difficile d’évaluer le lustre de manière univoque (la perception diffère souvent d’une personne à l’autre), c'est-à-dire : le lustre est une notion très abstraite.

Quelques résultats spécifiques par matière première:

Le textile: même si les valeurs de mesure indiquaient une valeur = 0, il était toujours possible que les panels discernaient des différentes catégories de lustre. L’achat d’un lustromètre n’est donc pas toujours opportun, mais un panel d’évaluation bien mis en place peut favoriser une bonne communication.
Le bois: l’application d’une même finition (enduction) sur de différents substrats (MDF versus une superficie plaquée) ne garantit pas nécessairement le même lustre (ni numérique ni visuel).

Finalement les enquêtes en ligne ont révélé que la majorité des entreprises flamandes sont confrontées par un manque d’informations pratiques.

C’est la raison pour laquelle nous avons rassemblé toutes informations utiles dans un seul outil interactif. Ces informations sont disponibles dans un format qui vous permet de les retrouver de manière facile et directe.
Les informationq que vous pouvez retrouver sont :

  • CONNAISSANCE ET EXPERTISE:
    A qui vous adressez pour des informations au niveau du design expérience, du design multi-sensoriel et les diverses "soft values"?
  • RECHERCHE:
    Quels résultats de recherche pourraient vous être utiles? Aperçu des projets de recherche en cours au niveau national et international.
  • PRESTATIONS DE SERVICE:
    Quels sont les services auxquels vous pouvez faire appel? Aperçu des prestations de service pertinents offerts par les centres de recherche et de connaissance flamands.
  • LES MESURES:
    A qui vous adressez pour faire effectuer des mesures ? Aperçu de l’appareillage de mesure disponible au sein des centres de recherche et de connaissance flamands.

Plus d'informations : Stijn Devaere