La Belgique accélère la substitution des substances dangereuses
Sous la bannière du troisième appel Belgium Builds Back Circular, géré par le SPF Économie, la Belgique accélère la substitution des substances dangereuses — transformant un défi en opportunité.
Cet appel vise à soutenir des initiatives innovantes qui mettent sur le marché des produits, technologies ou substances chimiques alternatives permettant d’éliminer l’usage des « substances préoccupantes ».
Voici les deux projets prometteurs auxquels Centexbel contribue activement :
PFAS‑FREE
Objectif : Remplacer les PFAS (substances per- et polyfluoroalkyles) dans les traitements déperlants pour textiles.
Le projet PFAS-FREE vise à développer des revêtements déperlants sans fluor pour textiles, capables d’égaler ou de surpasser les solutions commerciales à base de PFAS.
Rôle de Centexbel : Développement de polyuréthanes hydrophobes biosourcés (PU) et de polyuréthanes non isocyanates (NIPU), en collaboration avec des partenaires tels que l’UCLouvain, l’ULiège et l’UGent.
Pourquoi c’est important :
Les PFAS sont des substances persistantes, bioaccumulables et toxiques (PBT), utilisées chaque année à hauteur de dizaines de milliers de tonnes dans les textiles en Europe. Ce projet répond à une urgence sanitaire et environnementale tout en renforçant la compétitivité du secteur.
FONT
Flame Retardants from Natural Feedstock for Textiles
Objectif : Remplacer les retardateurs de flamme bromés (comme le DBDPE ou le TBBPA) dans les textiles par des alternatives biosourcées plus sûres.
Le projet s’appuie sur une technologie développée à la KU Leuven, qui extrait des molécules aromatiques de la lignine (matière végétale) et les modifie pour en faire des retardateurs de flamme.
Rôle de Centexbel : Mise à l’échelle de la synthèse des retardateurs de flamme biosourcés, essais à petite échelle sur textiles et évaluation de la recyclabilité des matériaux traités.
Pourquoi c’est important : Les retardateurs de flamme sont largement utilisés dans le secteur textile. Des alternatives plus sûres et plus durables permettent de réduire l’exposition aux substances dangereuses, de se conformer à une réglementation plus stricte et de soutenir la circularité des textiles.
Pourquoi cette initiative est si importante
- Elle reconnaît que les substances chimiques dangereuses sont présentes dans d’innombrables produits, chaînes de valeur et secteurs — leur substitution est à la fois une nécessité environnementale, sanitaire et économique.
- En développant des matériaux à haute valeur ajoutée (revêtements textiles, retardateurs de flamme) selon les principes de l’économie circulaire (matières premières biosourcées, recyclabilité, conception sûre), ces projets positionnent l’industrie belge pour répondre aux futures exigences réglementaires et du marché.
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David De Smet
Frederik Goethals